Une des causes du stress au travail, c’est le flux permanent d’informations! Nous sommes au quotidien submergés d’informations n’est-ce-pas ? Certaines sont pertinentes pour notre motivation et notre succès, d’autres peuvent nous éloigner de ce qui est important pour nous.

En effet, vu la capacité de stockage limitée de notre cerveau, nous concentrer sur une information négative peut nous détourner des renseignements qui nous sont utiles pour trouver des opportunités et des solutions.

Pour illustrer ce point, il est important de savoir que nos sens peuvent recevoir jusqu’à onze millions de renseignements par seconde. Cependant, notre cerveau conscient ne peut en traiter effectivement que 40 bits environ, ce qui signifie que le reste est soit traité par notre cerveau inconscient, soit éliminé comme spam. D’où l’importance de savoir quelles informations rejeter ou absorber et d’évaluer ce qui mérite notre attention.1

Pour diminuer le stress au travail, et donc maintenir le cap vers le succès et une réalité positive, il est déjà dans un premier temps important de faire le tri dans toutes les informations quotidiennes qui nous arrivent.

Le but est d’aider notre cerveau à absorber les informations utiles pour le succès vers lequel on tend (que S. Achor appelle le signal positif) et rejeter toute information qui en somme pourrait se mettre en travers de notre chemin (que S. Achor appelle le bruit).

Quatre lignes directrices ont émergé dans de récentes recherches pour identifier les informations dénuées de sens et qui nous détournent de nos objectifs :

  • L’information inutilisable: notre comportement n’est pas modifié par cette information, donc sans rapport avec ce qui nous occupe. Cette catégorie est très représentée chez nous : par exemple, passer la journée à suivre les nouvelles suite à une catastrophe naturelle. Bien sûr, c’est important, c’est tragique mais sauf si vous faites quelque chose pour leur apporter votre aide, vous focaliser sur cette information n’est utile pour personne.
  • L’information inopportune: elle ne sera pas utilisée sur le champ: aussi du coup elle pourrait changer avant que vous ne l’exploitiez! Par exemple, regarder chaque jour les maisons disponibles à l’achat alors que vous ne comptez acheter que dans un an n’a absolument aucune valeur ajoutée en ce moment même, voire au contraire elle pollue votre cerveau d’informations inutiles.
  • L’information hypothétique : elle est fondée sur le croyance de ce qui pourrait être. Pour moi, l’ayant vécu régulièrement dans les grandes entreprises, les rumeurs font clairement partie de cette catégorie. « J’ai entendu dire », « il est possible que Monsieur X soit remplacé par Monsieur Y »… Passer du temps à ruminer sur ce qui pourrait être avant que ce soit chose sûre ne nous aide pas : nous passons du temps sur des scénarios que nous créons et qui n’arriveront peut-être jamais.
  • Source de distraction: Cela détourne notre attention de nos objectifs. Demandez-vous si les informations que vous êtes en train de recevoir ont un lien avec ce que vous souhaitez dans votre vie, ce qui a du sens pour vous ? Au quotidien, cela peut être que vous vous êtes donné un objectif pour votre après-midi : par exemple, finir tel dossier, écrire tel article. Cela peut aussi être un objectif non professionnel purement lié à votre bien-être comme par exemple passer un après-midi en famille. Un exemple : passer 2 heures dans l’après-midi sur les réseaux sociaux ne vous sera absolument d’aucune utilité pour atteindre votre objectif.

Etre attentif à ces critères peut vous faire gagner du temps et vous rendre vraiment plus ouverts aux opportunités, aux signaux positifs autour de vous. Quant à moi, il m’a vraiment permis d’être plus consciente de mon comportement et en conséquence de l’adapter pour me concentrer encore plus sur ce qui compte vraiment et sur ce que je veux atteindre.

1 Shawn Achor « choisir l’optimisme »